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 Questions/réponses LES SPERMATOZOÏDES

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Corinne
Plume de diamant
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Nombre de messages : 8737
Date d'inscription : 22/06/2007

MessageSujet: Questions/réponses LES SPERMATOZOÏDES   Ven 5 Nov 2010 - 19:28

Les Spermatozoïdes




Comment sont obtenus les spermatozoïdes ?
Dans la très grande majorité des cas, ils sont récupérés dans le sperme, obtenu facilement par masturbation dans un réceptacle prévu à cet effet et qui doit être stérile ; ceci après avoir uriné pour évacuer les bactéries qui pourraient être présentes dans l'urètre. Il existe d'autres procédés rarement pratiqués : recueil dans les urines en cas d'éjaculation rétrograde (paraplégie, diabète, etc.) ou ponction de l'épididyme, du canal déférent ou du testicule, quand le tractus génital masculin est obstrué.


Le sperme est-il utilisé tel quel ?
Non. Il doit être préparé de manière à reconstituer autant que possible in vitro les conditions rencontrées en reproduction spontanée dans le tractus génital féminin : sélection des spermatozoïdes les plus mobiles et en principe les plus normaux (c'est-à-dire les plus fécondants), évacuation du liquide séminal dans lequel ils baignent (qui contient des inhibiteurs de la fécondation), capacitation (aptitude à féconder), ajustement de leur nombre qui ne doit être ni trop faible ni trop élevé. La technique de préparation dure moins d'une heure ; les spermatozoïdes sont ensuite conservés dans un milieu de survie adéquat en attendant la fécondation.

Quand le sperme est de mauvaise qualité ou après les ponctions que l'on vient de citer, on se contente de débarrasser les spermatozoïdes du liquide séminal ou du liquide de ponction dans lequel ils baignent. Car on procèdera à la fécondation par micro-injection (ICSI), qui ne nécessite que quelques spermatozoïdes.


Le recueil du sperme doit-il être fait sur place, ou laboratoire ?
Oui. Sinon on courrait le risque de le transporter dans de mauvaises conditions de température (37') ou d'asepsie ; il se pourrait aussi que le laps de temps écoulé entre le recueil et la préparation soit trop long (1/2 heure maximum). En outre, on s'assure dans ces conditions de l'identité du conjoint.

Le recueil du sperme et la ponction ovarienne doivent-ils impérativement être simultanés ?
Non. li y a une marge possible dans les deux sens. Le sperme peut être recueilli avant la ponction, il sera préparé au bout d'une 1/2 heure et cette préparation peut ensuite attendre 1 à 2 heures sans inconvénient. A l'inverse, le sperme peut être recueilli après la ponction, car les ovocytes peuvent aussi attendre 1 ou 2 heures dans leur milieu de survie.


Doit-on faire un examen préalable du sperme (appelé spermogramme) avant la FIV avec ou sans ICSI ?
Oui, et quelquefois même plusieurs, afin de déterminer si la FIV est possible ou non, et, si elle l'est, de prévoir le mode de fécondation adéquat, c'est-à-dire avec ou sans micro-injection. Cela permet aussi d'envisager un traitement susceptible de l'améliorer, qui serait donc entrepris avant de procéder à un nouvel examen pré-FIV.


Peut-on classer les spermes en normaux et anormaux ?
Non. Cette distinction est trop tranchée ; il existe en effet tous les degrés de qualité du sperme. Cette qualité se rapporte à son pouvoir fécondant.


Comment apprécie-t-on le pouvoir fécondant d'un sperme ?
Grâce à plusieurs critères : la concentration du sperme en spermatozoïdes, leur mobilité, leur morphologie. La concentration moyenne est de 60 millions par ml ; en moyenne, 60 % d'entre eux sont mobiles dont les 3/4 à déplacement rectiligne et à vitesse relativement rapide ; et en moyenne, 70 % d'entre eux sont de forme typique.

En dessous de ces chiffres, le pouvoir fécondant d'un sperme est conservé, mais il diminue progressivement à mesure qu'ils s'abaissent et deviennent nuls (en reproduction spontanée) pour les valeurs très faibles (en dessous de 1 million, et de 10 % de spermatozoïdes mobiles ou avec plus de 90% de spermatozoïdes atypiques). Quand ces chiffres sont supérieurs à la moyenne, le pouvoir fécondant est évidemment excellent.

D'autres paramètres, diminuant le pouvoir fécondant du sperme sans pour autant l'annuler, peuvent être analysés : défaut de liquéfaction, présence d'agglutinats par anticorps, présence de bactéries, etc.

En quoi consiste le pouvoir fécondant d'un sperme ?
Il exprime le pourcentage de spermatozoïdes fécondants. Cette propriété qu'on appelle fécondance permet à un spermatozoïde de rencontrer un ovocyte et de fusionner avec lui. Mais on ne sait pas reconnaître à coup sûr les spermatozoïdes fécondants. Il est faux de dire que le nombre et la mobilité des spermatozoïdes diminuant, il y aura toujours dans un sperme le ou les quelques spermatozoïdes fécondants. En réalité, la diminution du nombre et de la mobilité ne sont que les signes d'une baisse de la fécondance. Donc dans les spermes de mauvaise qualité, il peut n'y avoir aucun spermatozoïde fécondant, bien qu'il y en ait encore d'apparemment normaux et mobiles.

La qualité du sperme est-elle stable pour un individu donné ?
Pas tout à fait. Outre le fait qu'elle diminue progressivement avec l'âge (ceci est sensible à partir de 30 ans), elle peut varier dans des limites en général relativement faibles, mais quelquefois importantes, sur des périodes plus courtes, de quelques semaines par exemple (d'où la nécessité de faire plusieurs spermogrammes pour évaluer correctement un sperme).

Certaines circonstances peuvent-elles diminuer la qualité du sperme ?
Oui. Certaines sont bien connues, comme la fièvre, la prise de certains médicaments, le stress, le tabagisme ou l'alcoolisme et globalement l'état général. Leurs effets ne se font pas sentir immédiatement mais au bout de 2 mois 1/2 (durée de la spermatogenèse) et ils sont très généralement réversibles (en au moins 2 mois 1/2 également).

Les traitements antitumoraux (chimiothérapie, radiothérapie) peuvent diminuer considérablement, et même abolir, le pouvoir fécondant d'un sperme, et ceci le plus souvent de manière irréversible.


Peut-on améliorer in vivo la qualité du sperme ?
Rarement. Seuls quelques traitements peuvent être efficaces :
• dans les cas d'infection du sperme,
• dans les quelques cas de déficit hormonal.
Mais l'immense majorité des cas de déficits spermatiques étant d'origine inconnue, ils sont actuellement hors de portée de tout traitement.


Peut-on améliorer in vitro la qualité du sperme ?
Non. Tout au moins avec les techniques actuelles de préparation, qui consistent seulement en une sélection des spermatozoïdes les plus fécondants, mais en aucun cas en une amélioration de leur pouvoir fécondant.


Le délai d'abstinence influe-t-il sur la qualité du sperme ?
Oui, et ceci dans les deux sens. Des éjaculations trop rapprochées entraînent une diminution du nombre de spermatozoïdes et à l'inverse, si elles sont trop espacées, il y aura diminution de la mobilité des spermatozoïdes. Il est donc tout à fait inutile et même néfaste de faire précéder la FIV d'un long délai d'abstinence. Le délai idéal est de 2 à 5 jours.

Y a-t-il des spermes difficiles à préparer ?
Oui. Pour certains d'entre eux, la préparation est difficile : quand le nombre de spermatozoïdes est faible, quand la mobilité est réduite, quand les formes anormales sont nombreuses, quand il y a des agglutinats, quand la liquéfaction est longue ou impossible. Mais un certain nombre d'artifices techniques ou autres (un deuxième prélèvement est quelquefois pratiqué par exemple) permettent en général de préparer ces spermes. Et on a toujours la ressource dans ces circonstances de la fécondation par micro-injection.

Les spermatozoïdes portent-ils des anomalies chromosomiques ?
Oui, environ 10 % d'entre eux; mais ce ne sont pas nécessairement les spermatozoïdes de forme atypique qui portent ces aberrations. Le taux d'anomalies s'élève lentement avec l'âge et aussi avec la diminution de la qualité du sperme. Il n'est pas certain que ces spermatozoïdes porteurs d'anomalies soient moins fécondants.

Peut-on trier les spermatozoïdes en vue de choisir le sexe du futur embryon ?
Techniquement, il est possible de séparer les spermatozoïdes porteurs d'un chromosome Y et ceux porteurs d'un chromosome X ; ce qui permettrait en effet de choisir à l'avance le sexe du futur embryon (voir q. 13). Ceci ne serait acceptable, et avec des réserves, que dans le but d'éviter la naissance d'enfants atteints d'une maladie génétique liée au sexe. En outre, cette méthode n'est pas parfaite, et pour l'instant lui est préféré, et uniquement dans cette circonstance, le diagnostic du sexe chez l'embryon lui-même.

Source : www.fertily.org

_________________
Corinne - OPK à l'origine de l'infertilité - Des IAC, une FIV et quelques transferts qui m'ont permis de devenir maman
D'une fille de 5 ans, Justine, née après la 9ème tentative
Et 2 TEC plus tard d'un garçon de 2 ans 1/2, Basile

Marraine de Zazette et Jenny
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